•                         En hommage à nos chers défunts.                       

    ~~ La poésie, mon étoile ~~ de  Marielle

                          

     

     

                                     Ceux qui nous quittent,                                        

     restent toujours vivants en nous-même,

    C'est seulement la lumière de leurs yeux,
    le soleil de leur présence qui disparaissent.


    Pour nous, commence alors une longue nuit.
    Par la poésie, j'ai tenté d'en sortir.
    Pour qu'une aube se lève, que la dernière étoile,
    qui brille tout au loin, éclaire mon chemin.

    Et timidement, l'aube se lèvera.
    Mais il y aura encore des matins de brouillards
    des journées sans soleil, des larmes dans nos yeux,
    des tempêtes dans nos coeurs.

     

    Pourtant, au fond de nous brillera cette étoile,
    celle des souvenirs.

    Avec elle nous lutterons,

    pour un peu de bonheur
    un peu de poésie

    Elle nous dira ...courage...

    Elle nous dira...de vivre !

    Marielle

     

    ~~ La poésie, mon étoile ~~ de  Marielle

     

     


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    Sous cette voûte d’or où brille une rivière

    Des paillettes de nacre aux reflets de satin

    Pleuvent du ciel obscur au bord d’un strapontin

    Que de gros éléphants barbouillent de lumière.

     

    La dentelle soufflée au pied d’une écuyère

    Boursoufle le silence et les pas d’Arlequin

    Qu’un tambour babillard roule en gros serpentin

    Autour de chevaux blancs fiers de leur cavalière.

     

    Tissant des plis de miel des acrobates nus

    Traversent à bout de bras des espaces charnus

    Entre des cordes d’ombre et des fils de trapèze.

     

    Et la fanfare explose à chaque numéro

    Qu’un mexicain criard sous son beau sombrero

    Attise de sa voix comme un morceau de braise.   

     

     

    Francis Etienne Sicard Lundquist ©2012

     

     ~~ Au cirque ~~  de F.E. Sicard Lundquist

     
     

     
     


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  • ~~ Les soleils d'octobre ~~ d' A. Lacaussade.


    Aux jours où les feuilles jaunissent,
    Aux jours où les soleils finissent,
    Hélas ! nous voici revenus ;
    Le temps n’est plus, ma-bien-aimée,
    Où sur la pelouse embaumée
    Tu posais tes pieds blancs et nus.

    L’herbe que la pluie a mouillée
    Se traîne frileuse et souillée ;
    On n’entend plus de joyeux bruits
    Sortir des gazons et des mousses ;
    Les châtaigniers aux branches rousses
    Laissent au vent tomber leurs fruits.

    Sur les coteaux aux pentes chauves,
    De longs groupes d’arbustes fauves
    Dressent leurs rameaux amaigris ;
    Dans la forêt qui se dépouille,
    Les bois ont des teintes de rouille ;
    L’astre est voilé, le ciel est gris.

    Cependant, sous les vitres closes,
    Triste de la chute des roses,
    Il n’est pas temps de s’enfermer ;
    Toute fleur n’est pas morte encore ;
    Un beau jour, une belle aurore
    Au ciel, demain, peut s’allumer.

    La terre, ô ma frileuse amie !
    Ne s’est point encore endormie
    Du morne sommeil de l’hiver…
    Vois ! la lumière est revenue :
    Le soleil, entr’ouvrant la nue,
    Attiédit les moiteurs de l’air.

    Sous la lumière molle et sobre
    De ces soleils calmes d’octobre,
    Par les bois je voudrais errer !
    L’automne a de tièdes délices :
    Allons sur les derniers calices,
    Ensemble, allons les respirer !

    Je sais dans la forêt prochaine,
    Je sais un site au pied du chêne
    Où le vent est plus doux qu’ailleurs ;
    Où l’eau, qui fuit sous les ramures,
    Échange de charmants murmures
    Avec l’abeille, avec les fleurs.

    Dans ce lieu plein d’un charme agreste,
    Où pour rêver souvent je reste,
    Veux-tu t’asseoir, veux-tu venir ?
    Veux-tu, sur les mousses jaunies,
    Goûter les pâles harmonies
    De la saison qui va finir ?

    Partons ! et, ma main dans la tienne,
    Qu’à mon bras ton bras se soutienne !
    Des bois si l’humide vapeur
    Te fait frissonner sous ta mante,
    Pour réchauffer ta main charmante
    Je la poserai sur mon cœur.

    Et devant l’astre qui décline,
    Debout sur la froide colline,
    Et ton beau front penché sur moi,
    Tu sentiras mille pensées,
    Des herbes, des feuilles froissées
    Et des bois morts, monter vers toi.

    Et devant la terne verdure,
    Songeant qu’ici-bas rien ne dure,
    Que tout passe, fleurs et beaux jours,
    A cette nature sans flamme
    Tu pourras comparer, jeune âme,
    Mon cœur, pour toi brûlant toujours !

    Mon cœur, foyer toujours le même,
    Foyer vivant, foyer qui t’aime,
    Que ton regard fait resplendir !
    Que les saisons, que les années,
    Que l’âpre vent des destinées
    Ne pourront jamais refroidir !

    Et quand, noyés de brume et d’ombre,
    Nous descendrons le coteau sombre,
    Rayon d’amour, rayon d’espoir,
    Un sourire, ô ma bien-aimée !
    Jouera sur ta lèvre embaumée
    Avec les derniers feux du soir.

    Auguste Lacaussade, Poèmes et Paysages

     

    ~~ Les soleils d'octobre ~~ d' A. Lacaussade.

     


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  • ~~ Feuille rousse, feuille folle ~~ de Luce Fillole

    Feuille rousse, feuille folle
    Tourne, tourne, tourne et vole !
    Tu voltiges au vent léger
    Comme un oiseau apeuré.
    Feuille rousse, feuille folle !
     

    Sur le chemin de l’école,
    J’ai rempli tout mon panier
    Des jolies feuilles du sentier.
    Feuille rousse, feuille folle !
    Dans le vent qui vole, vole,
     

    J’ai cueilli pour mon cahier
    La feuille rousse qui dansait.

    Luce FILLOL (1918- ...)

     

    ~~ Feuille rousse, feuille folle ~~ de Luce Fillole


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      ~~ Rien qu'une plume ~~ de Marielle

     

     

     

    L'été au loin s'en est allé ...
    L'automne vêtu de roux s'est installé,
    Les hirondelles, qui s'apprêtent à émigrer
    Sur le fil sont rassemblées.


    Les derniers papillons , aux ailes délavées,
    Volettent frileux sur une fleur attardée.
    Dans le ciel pale, croassent de noirs corbeaux...
    Des gouttes de pluie frappent le carreau

     

    Le vent arrache au frondaisons,
    Quelques nids vides des oisillons.
    Et reste, tombée de leur costume,
    Abandonnée sur le gazon ...une plume !
          
                                            

    Marielle

     

      ~~ Rien qu'une plume ~~ de Marielle


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