Par les matins d'hiver quand je lisais tes lettres des roses de juillet fleurissaient aux fenêtres de mon rêve. Bravant le givre, le verglas les averses le vent du nord sonneur de glas Je murmurais tes mots en suivant les ruelles tortueuses. Soudain les...
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Un oiseau chante ne sais où C'est je crois ton âme qui veille Parmi tous les soldats d'un sou Et l'oiseau charme mon oreille Écoute il chante tendrement Je ne sais pas sur quelle branche Et partout il va me charmant Nuit et jour semaine et dimanche Mais...
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C'était un village de naguère Charmant et paisible d'avant la guerre, Aux temps où l'on allait à pieds, En promenade, de la ville à Condé. Goûtant la fraîcheur des vieux murs de l'église. Ouverte à tous venants, privée de ces offices, Elle abrita bien...
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A son riche sourire et son pied de satin S’attache le regard d’une foule émouvante Dont le souffle se noue au bord de l’épouvante Qu’un tambour d’un seul coup change en rire enfantin. Le funambule essuie un bras de strapontin De son ombre gracile et pourtant...
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Sur de clairs horizons rayés de vols d’oiseaux Tu verras apparaître, au sein des mers créoles Les Isles aux doux noms qui semblent des corolles Mystérieusement écloses sur les eaux. Tu verras ruisseler la lumière en cascades Sur les mornes luisant au...
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Tombez, ô perles dénouées, Pâles étoiles, dans la mer. Un brouillard de roses nuées Émerge de l'horizon clair ; À l'Orient plein d'étincelles Le vent joyeux bat de ses ailes L'onde que brode un vif éclair. Tombez, ô perles immortelles, Pâles étoiles,...
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La nuit tombe sur la ville. Les néons s'allument et brillent. Dans la rue commence la ronde Des lumières et des ombres. La nuit tombe sur la colline; La lande refléte une lune opaline. Les arbres comme des fantômes, Alignent des silhouettes difformes....
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Automne au ciel brumeux, aux horizons navrants. Aux rapides couchants, aux aurores pâlies, Je regarde couler, comme l'eau du torrent, Tes jours faits de mélancolie. Sur l'aile des regrets mes esprits emportés, - Comme s'il se pouvait que notre âge renaisse...
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Mon âme est ce lac même où le soleil qui penche, Par un beau soir d'automne, envoie un feu mourant : Le flot frissonne à peine, et pas une aile blanche, Pas une rame au loin n'y joue en l'effleurant. Tout dort, tout est tranquille, et le cristal limpide,...
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Petite ombre silencieuse au coin de l'âtre, Avec son bonnet couleur d'albâtre, Cette blanche coiffe de percale, Toujours soigneusement empesée, Sous son menton était nouée. Ses longs jupons noirs effleuraient les dalles. Elle avait eu quatre fois vingt...
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