Jolie, jolie pluie d´été Lorsque tu venais chanter Et l´école aux jeux, Nos cœurs joyeux Respiraient la jeunesse Moi j´avais quinze ans je crois Les autres presque autant que moi Mais je vous aimais déjà Vous étiez si belle La tonnelle en fleurs Connaissait...
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Cette sensation, après de longues années, de s'être quitté la veille. L'intensité de ce bref échange, Cette compréhension immédiate, La profondeur de ce regard complice, Cet instant délicieux où ni l'un ni l'autre ne savent ce qui leur arrive, La douceur...
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la lumière seule sépare le jour de la nuit la seule lumière arrimée à tes silences te dit au milieu des rumeurs que miroitent les étoiles fulgurances aux paupières ouvertes tes paroles anciennes défigurées flottent dans la brume dans les larmes des rochers...
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Les années "trente" de ma jeunesse, Des heures paisibles, de heures de liesse, J'avais dix ans ...j'avais seize ans ... Les années "trente" pas de vitesse, Le pas tranquille de l'ânesse, Nous conduisait béatement. Les années "trente" je le confesse, Nous...
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En son lit de satin broché d'étoiles d'or Agonise Monsieur. Hélas! Monsieur est mort. Une soubrette accorte, insensible à ce drame, Entre dans le boudoir pour consulter Madame, Toussote, mal à l'aise, et murmure tout bas : - Le mort... l'habille-t-on...
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Ah... m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi Et regarder les gens tant qu'y en a Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra En serrant dans ma main tes p'tits doigts Puis donner à bouffer à des pigeons idiots Leur filer des coups d'pied...
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Pour l'herbe que l'on foule, Pour les portes qui s'ouvrent, Pour nos yeux dans la foule. Pour aider ceux qui souffrent, Pour ce ruisseau qui coule, Pour les heures qui s'écoulent. Pour les fleurs que l'on cueille ... Pour l'oiseau sur nos seuils, Pour...
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Je regarde, et j'emplis mes yeux de ta lumière, Beau ciel où pas un seul nuage n'apparaît, Et j'éprouve un plaisir indicible et secret À sentir converger l'azur sous ma paupière ! Le bleu me glisse au coeur, frais comme une rivière Qui, sans me déborder,...
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Comme elle me semble douce me belle République, Celle où voici longtemps bien des vents se calmèrent, Quand de nos soleils fous aux cent plaines nordiques Robespierre et Danton d'ennemis furent frères. Comme elle me semble belle, ma France des flonflons,...
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Au fond du valat gris des brumes de l'aurore Sur les flancs verdoyants que la lumière dore, Entends chanter les châtaigniers Sur la montagne hantée de souvenirs étranges Sur les bancelles détruits où ne passe plus d'ange Entends chanter les châtaigniers...
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