J'aime la couleur bleue transparente et légère dont la musique de Chopin enveloppe le cœur et qui rend amoureuse craintive, palpitante la respiration de ton piano Les fleurs que nous avions cueillies retournent au jardinpar dessus les bouquetsEt derrière...
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Quand le raisin est mûr, par un ciel clair et doux, Dès l'aube, à mi-coteau, rit une foule étrange : C'est qu'alors dans la vigne, et non plus dans la grange, Maîtres et serviteurs, joyeux, s'assemblent tous. A votre huis, clos encor, je heurte. Dormez-vous...
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Une entorse à la mer mon île personnelle Ceinturée de récifs, d’écumes de flanelle, Ressemble à ce Kerry taillé dans les rochers Où le rêve et l’oubli concentrent leurs archers. Il n’y pleut mais il neige au soleil dépoli En flocons minéraux de lapis-lazuli...
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Montagne ô bête magnifique, nos racines dans ta crinière, Quatre saisons bien algébriques, un cèdre bleu pour l'inventaire. Lisse et royale la mer sans âge, le vent doux comme un sacrement, Dieu a troqué ses équipages contre les cimes du Liban. Montagnes...
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La mer sans arrêtRoulait ses galetsLes cheveux défaitsIls se regardaientDans l'odeur des pinsDu sable et du thymQui baignait la plageIls se regardaientTous deux sans parlerComme s'ils buvaient l'eau de leurs visagesEt c'était comme si tout recommençaitLa...
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Im mensité des pins, rumeur brisée des vagues, contre le crépuscule et ses vieilles hélices crépuscule tombant sur tes yeux de poupée, coquillage terrestre, en toi la terre chante! En toi chantent les fleuves et sur eux fuit mon âme comme tu le désires...
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Il y a les mots qui ne sont pas dits, et l'irréel qu'on imagine, il y a ce que la vie écrit, qui fait sourire ou qui chagrine, il y a des êtres qui se mélangent, et d'autres qui ne se trouvent jamais, il y a des âmes qui dérangent, et d'autres qui rêvent...
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Dans une barque en or le soleil se consume Comme un bout de trésor que le sable a percé D’une griffe émoulue au sourire gercé De visages sans peau que la douleur inhume. On grave dans le marbre à la pointe de plume Les lettres d’un mystère où par un chant...
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Un souffle humide et chaud, venant de la Nubie, Passe, chargé de feu, sur les flots alourdis... Desséchant et stérile, il va vers l'Arabie Peupler de bruits confus les déserts engloutis ! Sur la poupe, épuisé de la chaleur subie, Enfant dégénéré des ancêtres...
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Quand naissent les fleurs au chant des oiseaux Ton étrange voix gravement résonne, Et comme aux échos des forêts d'automne Un pressentiment court jusqu'en mes os. Quand l'or des moissons mûrit sous la flamme, Ton lointain sourire à peine tracé Me pénètre...
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