Le soleil est entré par ma fenêtre : il a tout illuminé par sa gaieté. Un chien aboie, et un oiseau fait couler à flots de subtiles harmonies. Sur le dos, dans mon lit, je ressens un vague désir d'adorer les lointains, de me perdre dans la brume des lacs,...
La rose épanouie, à nulle autre pareille, Répand son doux parfum au chant du rossignol. Son coeur est un nectar que courtise l'abeille Mêlant l'or du pollen au brillant tournesol... J'ai cueilli l'arc-en-ciel en larmes de rosée, Au velours du gazon, dans...
Cette sensation, après de longues années, de s'être quitté la veille. L'intensité de ce bref échange, Cette compréhension immédiate, La profondeur de ce regard complice, Cet instant délicieux où ni l'un ni l'autre ne savent ce qui leur arrive, La douceur...
En son lit de satin broché d'étoiles d'or Agonise Monsieur. Hélas! Monsieur est mort. Une soubrette accorte, insensible à ce drame, Entre dans le boudoir pour consulter Madame, Toussote, mal à l'aise, et murmure tout bas : - Le mort... l'habille-t-on...
Sur le chemin du cimetière On accompagnait la "doyenne" Ce jour de mars, le dix-neuvième. Les langues allaient caquetant ... Pensez-donc, une presque centenaire "L'Emilienne" avait bien fait sont temps ! Son temps, quel temps ? Ont-ils un "temps" Ceux...
Ne ferme pas les yeux, Regarde ce coin de ciel bleu ... Une main que se tend, Une feuille dans le vent ... Ne ferme pas les mains, Ni ton âme ,ni ton sein. Partage ton chagrin, Partage aussi ton pain. Ne ferme pas ton coeur, Aux autres, à leur détresse....
Le miroir est brisé... Adieu reflet, juge impitoyable, De toute les journées de ma vie, De ma silhouette ...minable, De mes entrées, de mes sorties. Avec lui, c'était l'enfer, Pour une cravate de travers, Ma barbe embroussaillée Ou une mèche mal lissée...
Toi mon ami, mon compagnon, Devant l'âtre étendu de tout ton long, Tes paupières baissées, craignant la flamme, Tu réchauffes ton corps et moi mon âme. A quoi rêves-tu bel animal ? Aux chasses d'autrefois avec "Lui", La truffe au vent, au creux des vals,...
C’est dimanche ; le Bourg a pris des airs de fête. Les palmiers donné les palmes de leur faîte Pour aider à bâtir les toits des ajoupas, Où, balançant la hanche au rythme de leurs pas, Des métisses, avec des rires de commande, Vous servent des sirops...
Avec l'automne arrivaient mes "Printemps" Quelles fêtes mes anniversaires, Lorsqu'à l'automne j'avais ...seize ou vingt ans, Mais tout celà c'était Hier ! Quand tombe aujoud'hui le première feuille, Seul le brouillard est sur mon seuil. La terre a fait...
Dans cette montagne de souvenirs Où l'on voudrait que tout soit rose Des ombres noires s'interposent; Ce sont les rancœurs, les soucis Menant une campagne sans merci Pour tenter de nous faire souffrir. Dans une lumière de bleu, de rose, Légère, fragile...
Le temps s'ajoute au temps et les jours aux semaines, La vie s'est écoulée, la belle vie d'antan Comme vole une feuille au souffle de l'autan Et les temps du passé jamais ne s'en reviennent. Le temps coule et s'en va comme l'eau des fontaines Le temps...
D ans un lieu plein de fleurs, inondé de lumière, A tes yeux apparut, et grande, et blanche, et fière, La dame au long profil. De ses plis opulents La pourpre du velours drapait ses nobles flancs. Sur sa taille élancée aux courbes onduleuses Les lustres...
Bordé d’un fil de songe aux couleurs de la nacre Le saphir d’une étoile au cœur du firmament Scintille comme un cierge au bout d’un filament Que des boules de suie emportent dans un fiacre. Cousant les bords du ciel d’un brin de simulacre La lune se dandine...
A toi qui déteste ceux qui t’aiment Et qui aime ceux qui te détestent Ceux-là même qui te font croire qu’ils t’aiment Ils t’habillent, ton look est branché Mais à la porte de l’avenir tu es recalé Aucune chance pour toi à l’embauche. Tu veux imiter Bob...
J'aimais auprès de toi, Les sentiers parcourir ... Des senteurs âpres m'étourdir, Des algues des embruns ... A l'air pur ajouter, un peu de sel marin. J'aimais être avec toi, Dans ce décors vibrant, Où les yeuses vont penchant, Entre terre , ciel et mer,...
Nous abordons la cinquième étape avec un nouveau château celui de : La chapelle d'Angillon.... ~~ LA CHAPELLE D'ANGILLON ~~ (Commune du cher 18280) Cette importante forteresse a pour origine l'un des plus anciens donjons carrés de la région, élevé au...
Je ne saurai jamais les mains qu'elle a serrées Pas plus que les regards ni même les épaules Où elle aura flotté comme vent dans les saules Jusqu'à en être douce aux courbes étirées. Je ne verrai jamais les rendez-vous galants, Les jours pour le glisser...
La route Jacques-Coeur, en Berry Troisieme et quatrième étape Plus ancienne route historique de France, la route Jacques-Cœur vous invite depuis 1954 à découvrir les plus beaux châteaux et palais du centre de la France. Depuis Gien jusqu'à Culan, une...
J'aimerais deviner au sillage de l'écume Notre grand voilier de vents contraires, Voir ses cales déborder de rires et de larmes, Voir son drapeau de mer claquer, Marteler nos mots dans le ciel qui tangue, Fictions de soupirs et de joies Aux adieux d'...
~~ Bon Premier Mai à tous ~~ Fines clochettes, parfum discret .... Dans les sous-bois reste caché. Eclos enfin, dans la tiedeur de mai, Le bonheur, dit-on, il nous apporte. Pour l'honnorer de ce "présent" A la boutonnière on le porte. Convallaria est...
Vous jouiez Mendelssohn ce soir-là ; les flammèches Valsaient dans l'âtre clair, cependant qu'au salon Un abat-jour mêlait en ondulement long Ses rêves de lumière au châtain de vos mèches. Et tristes, comme un bruit frissonnant de fleurs sèches Éparses...
Sur la vasque moussue où tremble une phalène, Le jet d'eau resplendit en long jaillissement ; Sa bruine impalpable offre à la marjolaine Des perles de cristal le doux ruissellement. La fraîcheur, dans le soir, apprivoise le marbre D'une nymphe alanguie,...
A son regard trempé dans un cristal d’orage Elle enroule la nuit et l’azur du matin Comme un lacet tressé d’un saphir de satin Et d’une goutte d’ambre au parfum de mirage. La perle de son or rouille le fin moirage De suaves reflets dont le long serpentin...
Sa blafarde splendeur verse son sang de cire Sur le rebord des murs qui recouvrent la nuit D’une ombre de silence et d’une once de bruit Pendant que sous l’ivoire une larme transpire. Quelques carreaux de ciel où le destin conspire Jonchent un long chemin...