Un domino de soie et son masque d’argile Hantent toutes mes nuits de leur peau de fantôme, Et gravent dans mes yeux un verset palindrome, Qu’un miroir d’argent pur lit comme un Evangile. Ganté d’or, l’arlequin, joue à pincée agile, Des mélodies d’amour...
Bonjour, Marielle me demande de vous donnez de ses nouvelles après les premières semaines de pause de ce blog et ce, par souci de votre amicale et précieuse présence depuis des années. Notre amie m'autorise, me demande même de vous préciser que son nouveau...
Des confettis de sable éparpillent l’été Par-dessus les cyprès et les tombes en flamme Dont parfois le soleil en guise d’épigramme Grave le marbre noir de son ébriété. Quelques bouquets de fleurs garnis de piété Rappellent aux passants sous l’or d’un...
Rosée du chemin Quand tu lèches le grand matin Gonfle nos vies entre tes mains Nous t'aimons libre Rosée du chemin Sans cesse tu renais Dans la magie d'un monde aîné Amour et longue nuit Crache ton venin sur ces murs de béton Frappe du poing et que gicle...
J'aime la couleur bleue transparente et légère dont la musique de Chopin enveloppe le cœur et qui rend amoureuse craintive, palpitante la respiration de ton piano Les fleurs que nous avions cueillies retournent au jardinpar dessus les bouquetsEt derrière...
Dans une barque en or le soleil se consume Comme un bout de trésor que le sable a percé D’une griffe émoulue au sourire gercé De visages sans peau que la douleur inhume. On grave dans le marbre à la pointe de plume Les lettres d’un mystère où par un chant...
Bonsoir, Marielle va très très bien. C'est son clavier qui fait des siennes.Un technicien est passé, il est reparti avec cet élément indispensable. Il est probable que notre amie puisse le récupérer d'ici quelques jours.En attendant, je dépose ici de...
En souvenir de "Mylord", qui avait aussi 17 ans , le regretté compagnon de notre amie Lorraine, et qui l'a quitté aussi pour toujours. Tu n'avais pas de pédigrée, Mais tellement d'amour à donner ! Tu était notre deuxième "Muscade" Ton seul défaut, détester...
Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame, Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme La campagne, les bois, les ombrages charman ts, Les larges clairs de lune au bord des flots dormants, Le sentier qui finit où le chemin commence, Et l'air...
Toute émue j'allais revoir, Notre "bicoque" le "Chant du soir"' Humble dans la verdure nichée, Elle aimait abriter son pignon, Sous le petit bois , son voisin, Des vautours jusque là épargné, Et où tu cueillais des champignons, Tous frais dans la rosée...
Quand le raisin est mûr, par un ciel clair et doux, Dès l'aube, à mi-coteau, rit une foule étrange : C'est qu'alors dans la vigne, et non plus dans la grange, Maîtres et serviteurs, joyeux, s'assemblent tous. A votre huis, clos encor, je heurte. Dormez-vous...
La mer sans arrêtRoulait ses galetsLes cheveux défaitsIls se regardaientDans l'odeur des pinsDu sable et du thymQui baignait la plageIls se regardaientTous deux sans parlerComme s'ils buvaient l'eau de leurs visagesEt c'était comme si tout recommençaitLa...
~~ Jardin du Domaine de George Sand ~~ (sortie n°12 Chateauroux /La Chatre) Lieu subtil et original, espace magique où se croisent des présences invisibles, ce jardin d'écrivain est le résultat fragile de l'amour de George Sand pour le terroir de Nohant...
Le Jura de nos vacances...quelle magie ! Noblesse et simplicité de ses montagnes, Symphonie de verdure dans ses herbages ... Cascades qui pleurent ou qui rient. Et ses grottes aux milles légendes, Ses torrents qui grondent et enchantent ... Sources limpides,...
Je suis une plume dans le ciel lumineux Je suis le cheval bleu qui galope dans la plaine Je suis le poisson qui virevolte et miroite dans l'eau Je suis l'ombre qui suit l'enfant Je suis la luminosité de l'après-midi, l'éclat des prairies Je suis l'aigle...
Je te donne, Amour La pierre lavée de grand soleil La craquelure de l'existence Le moirage inégal du temps Avec l'ombre du feuillage Avec l'herbe sous le vent Je te donne, Amour L'escalier d'ocre au grès fidèle Le bois vieilli, la passerelle La porte...
L'Ascension du Christ peinture de Giotto 1295 Poème. L’ascension nocturne Détaché de la terre Tu files dans l’azur, Sans gravité, Aile qui fend l’air De la nuit constellée. Un oiseleur céleste S’est fait ton éveilleur Dans le scintillement du rite obscur,...
La montagne s’est couverte de fleurs noires D’étranges oiseaux ont recueilli ta voix Et nous voilà demandant aux étoiles Où est passé le juste qui semait des poèmes Quand la terre portait les fruits de la douleur Et quand coulait le rêve dans les yeux...
Les souvenirs tristes font partis de nous et chacun, hélas, un jour peut les vivre. Dans sursaut vie, Tu décides un voyage. Je m'en inquiète, mais tu nies Le mal que trahis ton visage. Pour un petit séjour de rien, Changer d'air nous fera du bien A tous...
C'est moi Février, le mois le plus court de l'année. Habituellement, je n'ai que vingt-huit jours de labeur, un travail que j'affronte sans peur. Je suis fringant et enjoué, on m'appelle le bébé du calendrier. Je suis ici car Janvier m'a prié de le remplacer....
Massifs harmonieux, édens des flots tranquilles, D'oasis aux fleurs d'or innombrables réseaux, Que la vague caresse et que les blonds roseaux Encadrent du fouillis de leurs tiges mobiles. Bosquets que l'onde berce au doux chant des oiseaux, Des zéphirs...
La prairie - un ciel vert aux étoiles de fleurs- Le petit bruit d'une eau qui glisse sur la pierre, Les feuillages avec leurs frissons de lumière, Les amandiers, les cerisiers envahisseurs, Pourtant dans les sentiers qu'étreint le printemps doux Des "salams"...
Tournent, tournent les souvenirs berceursValse notre jeunesse, danse dans nos coeurs.Toi et moi, tendres amies en nos seize ans,Sous nos pieds gisent mille rêves d'antan. Les avons nous lustrés, les parquets,Sans pitié pour nos petits souliers.Et ce cavalier...
D’un souffle virginal le plus aimé des mois Emplit l'air ; le lilas aux troncs moussus des bois Suspend sa grappe parfumée ; Les oiseaux sont joyeux et chantent le soleil ; Tout sourit ; du printemps, tout fête le réveil : Toi seule es triste, ô bien-aimée...
« Un vent triste et perfide, ô Venise, a soufflé Sur le fard pâli de ta joue, Et la Fortune a fait avec son pied ailé Plus d'une fois tourner sa roue. Toi qui voyais jadis, comme un essaim bruyant Sorti de tes ruches guerrières, Vers ta riche beauté revenir...