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    Il passait tout là-bas, au fond des solitudes,

    Sur la plaine infinie des souvenirs anciens,

    Des vents qui frissonnaient comme tremble un vieux chien

    Lorsque son maître meurt, pétri de lassitude.

     

    Sur la plaine infinie où nul vieux musicien

    Ne passe plus jamais chanter les quiétudes,

    Les bonheurs épicés de joies, de certitudes

    Les vents pleuraient tout bas des souvenirs anciens.

     

    Sur la plaine infinie, morne plaine d'herbage,

    Où nul havre ne borde un quelconque rivage,

    Sur la plaine infinie, lisse comme un néant,

     

    Un vieil homme est parti, claudiquant sur sa canne,

    Penché vers le soleil qui se meurt au couchant,

    Et les vents ont noyé ses pas dans les savanes...

     

    Alain Gurly


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    Lorsque le vent du soir fait gémir les vieux arbres

    Qui se penchent tremblants sur les sentiers déserts

    Et quand le jet d’eau pleure en la vasque de marbre,

    La nuit s’en vient vers moi pour me chanter des airs.

     

    Elle a peur de rester dans le jardin d’automne

    Ou de marcher dessus les feuilles du tilleul,

    Et pour passer le temps pénible et monotone

    Elle tâche de voir si je suis vraiment seul.

     

    J’entends ses petits pas près des portes dallées

    Et vois cligner ses yeux dans le fond du jardin ;

    Son écharpe d’argent glisse par les allées :

    Elle voudrait venir près de moi, c’est certain.

     

    Alors, n’en pouvant plus, j’entr’ouvre la fenêtre :

    Elle avance à pas lents en dessous du balcon,

    Et je sens son soupir frileux qui me pénètre

    Et sa main caressante à l’entour de mon front.

     

    Car elle sait combien sa présence m’enchante :

    Si je n’étais pas seul je ne la verrais pas,

    Et n’entendrais jamais sa complainte touchante

    Habile, au fond du cœur, à l’infiltrer tout bas.

     

    Et nous restons ainsi, très longtemps, solitaires,

    À nous dire à mi-voix notre songe secret ;

    Mais qui pourrait jamais savoir le rythme austère

    Du monde, que la Nuit ne livre qu’à regret.

     

    Jean Kobs

     


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  • images-Renoir-2-.jpg

     

     

    De ces soirs vous souvenez-vous ?

     

    Vous souvenez-vous, vous étiez l'astre à ma fenêtre

    La fenêtre, au vitrail de vos grands yeux doux

     

    Dans ce petit vitrail où le soir va descendre

    Descendre des vers purs d’un ciel bleu azuré

    Ciel bleu azuré de vos yeux de saphir tendre.

     

    Je vous sais là-bas dans votre ile ô belle rose !

    Rose à la bonté mystique au fond du chœur

    Chœur de citadelle où belle âme compose

     

    Vos Chants s’épanchent en nos cœurs par flots

    Flots très lents comme un espoir tendre

    Espoir Tendre qui va toujours en méandre

     

    En méandre dans vos pleurs de cendre

    Cendre bleue de votre poème titré mal écrit

    Mal écrit d’une plume oléorésine ambre

     

     Samiel.


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     ~~ Anniversaire ~~  de Marielle. 

     

    Le lion dans la savane connait sa force

    Mais pas le jour de sa naissance.

    La Chine dans la forêt ignore

    Qu'il pousse depuis cent ans.

    L'étincelant soleil ne sait même pas

    Qu'il se léve et se couche chaque jour.

     

    Mais toi tu possèdes

    La finesse et l'intelligence,

    Les Souvenirs et l'Histoire du passé,

    Des projets nombreux pour demain,

    Et le bonheur que je te souhaite pour tous les jours

    à venir.

    Un an de plus dans la course de ta vie...

    Et  selon mes vœux

    Très  Heureux Anniversaire Aujourd'hui.

     

    Marielle.

    Source: arrangement sur texte google. 


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  • Ours brun 

     

    Ourson qui représente la douceur,

    Peluche si chère à nos coeurs,

    Tu es dans toutes les demeures.

     

    Petit ourson dans nos livres d'images,

    Tu es là toujours en première page.

    Pour toi les bras sont grands ouverts.

     

    Pourquoi faut-il, qu'adulte, tu fasses si peur ?

    Et qu'en chair et en os on panique,

    Tendant vers toi un poing vengeur ?

     

    On se dispute, on polémique,

    Les uns te veulent, revenant dans le Vercors . . .

    Les autres te chassent en criant . . .dehors !

     

    Marielle

     

     

    Ourson 

     

     

     

     


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